lundi, 16 juin 2008

Esbjörn Svensson

Esbjörn Svensson était un cas : un jazzman apparu dans les années 1990 et qui remplissait les grandes salles de spectacles Pop Rock, un pianiste dont le trio E.S.T avait été le premier groupe européen à paraître en "Une" du magazine Down Beat. E.S.T. a également reçu le "German Jazz Award" ainsi que le "Prix de l'Année" du jury des critiques allemands. En France, le magazine Jazzman leur a décerné le "Choc de l'Année" pour "Strange Place for Snow" :

Samedi dernier, le musicien suédois a trouvé la mort dans un accident de plongée sous-marine, âgé de 44 ans seulement.

Esbjorn Svensson.jpg
La renommée mondiale de ce pianiste suédois n’avait fait que grandir au cours des quinze dernières années, et l’homme avait trouvé un véritable accomplissement au sein de son trio E.S.T., dont les concerts comme les disques étaient autant d’événements. Cette disparition est certainement l’une des pertes les plus cruelles pour l’univers de la musique, et nous n’avons pas fini, loin s’en faut, de ressentir l’absence d’un grand monsieur qui avait su réunir des publics a priori incompatibles et creuser un sillon singulier, aux frontières du jazz et d’une certaine « pop music » ouverte aux courants les plus contemporains et n’hésitant pas à recourir au besoin à la technologie. Il y aura aussi ce sentiment d’une vie trop courte, d’une œuvre inachevée…
On trouve sur le site du trio d’Esbjörn Svensson une définition de la musique jouée par cette formation, dont les deux autres membres éminents ont pour nom Dan Berglund (contrebasse) et Magnus Öström (batterie) : « L’ Esbjörn Svensson Trio est surprenant : un trio de jazz qui se considère lui-même comme un groupe de pop, qui joue du jazz en élevant la conception traditionnelle de liberté d’action du leader et de ses sidemen au même niveau, qui remplit non seulement les clubs de jazz mais également les salles habituées aux groupes de rock, dont les prestations sont souvent agrémentées de jeux de lumière et de brouillard. Et qui arrive, à la fin de ses concerts, à faire chanter des standards de jazz tels que "Bemsha Swing" de Thelonious Monk à tout un public et fait exploser le cadre classique du trio de jazz. (…) Avec ses sonorités uniques qui allient jazz au groove drum & bass, à certains éléments de musique électronique, rythmiques funky ou emprunts au rock et à la pop mais également à la musique classique européenne, E.S.T. a conquis un public allant des fans de jazz aux amateurs de hip hop. »

 

Pas grand-chose à ajouter sur le fond, si ce n’est, le souvenir d’un concert du groupe dans une Salle comble qui avait vibré au gré d’une musique dont la dramaturgie presque obsédante vous prenait à la gorge. La musique d’Esbjörn Svensson se caractérisait très souvent par de longues et obsédantes montées, créant une tension dont on ne parvenait pas à se dessaisir, même de longues heures plus tard, bien après l’extinction des projecteurs. Et il est parfaitement exact que le trio procédait aussi et avant tout d’un formidable équilibre entre chacun des musiciens ; aucun ne prenait dans le groupe de position dominante, tout en sachant être constamment présent. Ils étaient sur scène comme sur disque côte à côte, frères d’interprétation. E.S.T.jpgPourtant, les triturations d’Esbjörn Svensson sur les cordes de son instrument, ses effets sonores puisant dans les ressources de l’électronique, les scansions électriques d’un Dan Berglund habité, manipulant avec fièvre son archet parfois électrifié, ou le drumming si particulier de Magnus Öström (un recours minimal à la grosse caisse et le choix esthétique d’une certaine légèreté percussive des balais sur la caisse claire) étaient autant de sources de curiosité qui captaient l’attention tant auditive que visuelle. Car E.S.T., pour avoir enregistré de magnifiques disques en studio, était d’abord un groupe à « ressentir » sur scène, sa musique dégageant une incontestable énergie et une vibration que seul le concert pouvait libérer au mieux. Il avait, selon mon point de vue de simple mélomane, la faculté de distiller des mélodies simples et enivrantes dont la magie vous emportait...

E.S.T. avait été programmé en septembre au Festival de jazz de La Villette. Cadeau malheureusement posthume : la sortie de son douzième album intitulé Leucocyte était annoncée pour le 26 septembre 2008...

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mardi, 21 août 2007

Sarah dans la nuit

La vie c'est ça, un bout de lumière qui finit dans la nuit...

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Louis-Ferdinand Céline - Thierry le Blog

mercredi, 15 août 2007

Thierry Le Blog est passé à la radio !

 

 

medium_rsr.gifBrigitte Patient (ex-France Inter) a choisi ce blog, le temps d'une emission "l'écrit du Blog" sur Radio Suisse Romande : 

Ecoutez, c'est superbe !

 

 

Pour écouter, cliquez ci-dessous sur le mot la flèche vertz, évidemment...

podcast

 

 

samedi, 30 juin 2007

Ma petite dame de trèfle...

Dessin, Thierry le Blog

samedi, 16 juin 2007

La transmission

Nous avons, pour la plupart d’entre nous, au delà du désir de transmettre la vie, le besoin de transmettre des valeurs, de laisser une trace, de marquer une influence aussi minime soit-elle, soit durant notre existence, soit après notre disparition.

Autrefois, on transmettait des biens (quand on en avait) des savoirs (quand on en possédait) des valeurs (quand elles avaient résisté à l’épreuve de la réalité), des croyances (auxquelles on était attaché). Aujourd’hui, dans le domaine des valeurs, chacun doit s’interroger sur celles qu’il met en pratique ou qu’il défend, sur celles qu’il transmet, sur les valeurs nouvelles qui sont nécessaires pour donner du sens à notre vie, valeurs qui sont en mutations et donc à découvrir, à accepter ou à refuser. Nous sommes contaminés subtilement mais tenacement par des valeurs superficielles, marchandes, minés par des injonctions, entraînés dans des rapports de force qui nous bousculent, entraînés à adopter des valeurs parasitaires qui sont véhiculées à travers une publicité omniprésente et mensongère, une télévision envahissante et vide, un cinéma séducteur mais sans charme... Des valeurs qui nous éloignent de nos aspirations profondes, de nos besoins vitaux, surtout en tentant de combler (en vain) ce que nous croyons être nos désirs...

Que pouvons-nous transmettre aujourd’hui à notre entourage, à nos enfants, à ceux qui vont nous survivre après notre disparition ? Une seule chose me semble-t-il : l’espoir. L’espoir d’un renouveau possible. Le goût d’un travail sur soi pour favoriser l’émergence de quelque chose de nouveau débarrassé des séquelles infantiles qui mobilisent encore aujourd’hui l’essentiel de ses actes et de ses pensées. Car nous ne pouvons plus transmettre de certitudes, elles sont taries, dévitalisées pour la mouvance des emprises technologiques. Nous pouvons difficilement transmettre des croyances, celles ci se sont diluées au contact d’une réalité de plus en plus coupée du réel. Nos convictions les plus fortes sont devenues fragiles, versatiles, trop éphémères car elles ne sont plus validées par des résultats suffisamment fiables pour servir d’ancrages à notre propre existence. Par quel lien, par quels messages pouvons nous transmettre de l’espoir à la génération qui nous suit ? Avec quel enthousiasme, quelle passion allons nous susciter un espoir durable, fiable pour garder vivante cette planète sur laquelle nous vivons, pour permettre à tous les peuples de la terre de cesser de se combatte, de veiller à ce que chaque être humain puisse manger, dormir, se développer, accéder à la santé et croître en sécurité ?

                                                       *

J’ai conscience de n’avoir aucune influence sur les hommes politiques qui gouvernent mon pays et les pays qui m’entourent, aucune influence sur les multinationales qui exploitent les richesses de la terre, aucune influence sur les chefs religieux qui attisent le fanatisme de leurs coreligionnaires, aucune influence sur les recherches de certains savants, plus préoccupés par leur ego que par le bien de l’humanité. Et cependant je veux partager l’espoir que j'ai en moi, qui me tenaille, qui me pousse à me lever tous les matins pour avancer encore. Je veux transmettre quelques valeurs telles que la tolérance, la non violence et le respect de l’autre... et de moi même...

dimanche, 06 mai 2007

Tu veux être ma copine ?

mardi, 01 mai 2007

Sarah

Dessin, Thierry le Blog

dimanche, 29 avril 2007

De la simplicité volontaire

Je ne supporte plus les relations médiocres, superficielles. Dorénavant, je sélectionne attentivement les gens que je rencontre, les mets que je mange, les émissions que je regarde à la télévision. Je trouve triste de voir combien nos contemporains s’enlisent dans des faux problèmes. Ils se compliquent la vie...

... Alors, simplifiez-vous la vie, épurez votre maison ! Videz vos armoires ! Abandonnez vos achats compulsifs ! Débarrassez-vous des tonnes de superflu qui vous empêchent de vivre ! Attention, le “grand vide” concerne absolument tous les aspects de l’existence : la garde-robe, aussi bien que la bibliothèque, le garde-manger aussi bien que le carnet d’adresses ! Nos vies sont encombrées de toutes les manières possibles : trop d’objets et trop de nourriture, mais aussi trop d’activités, trop de relations, trop de bavardages, trop de pensées. Quel que soit le domaine ou l’on regarde, notre espace-temps est rempli comme un cagibis, où il est impossible d’évoluer. Or, ce qui nous encombre n’est presque jamais vitalement indispensable. vous savez bien que les vrais amis sont rares. Et puis, tout le monde change dans la vie. Je crois qu’il faut laisser tomber certaines relations à certains moments. Tout conserver, pour la sacro-sainte raison qu’on connaît les gens depuis longtemps ne tient pas. Si on n’a plus d’atomes crochus avec quelqu’un, autant ne plus le contacter. Un jour, j’ai décidé d’arrêter ça. Essayons de vivre mieux sans forcément chercher le pourquoi de tout ! Laissons-nous aller à la paresse. On parle beaucoup de lâcher prise... 

dimanche, 18 mars 2007

La mort

La mort n'est pas un sujet auquel nous pensons volontiers. La plupart du temps, nous avons tendance à faire comme si cette réalité n'existait pas ou ne nous concernait pas. Pourtant, c'est une question qui nous touche tous directement. Du fait que nous sommes vivants, nous sommes voués à mourir tôt ou tard, d'une mort définitive. C'est un des paradoxes les plus troublants de notre existence et probablement la réalité la plus révoltante qui soit. Nous recevons une seule vie dont la durée est limitée mais inconnue et dont la fin est inéluctable, irrémédiable et définitive. C'est comme si on nous donnait un cadeau tout en nous le retirant.

Il n'est pas étonnant que les humains aient inventé une variété de moyens pour tenter d'éviter cette dure réalité. Il faut bien reconnaître que la seule alternative n'est pas très attrayante à première vue. Si nous ne fuyons pas devant ce défi, il faut accepter et intégrer la mort comme une dimension fondamentale de notre existence; y consentir d'avance pour lui faire une place dans notre façon de vivre. Ce n'est sûrement pas un projet capable de mobiliser les masses ! La mort est un des quatre défis fondamentaux de l'existence humaine. Pour certains, c'est le plus exigeant alors que pour d'autres les plus grandes difficultés sont ailleurs. Mais pour tous, il s'agit d'une question que la vie nous présente et à laquelle il nous faut trouver des réponses qui auront un effet important sur l'ensemble de notre existence.

Dans la mesure du possible, la plupart d'entre nous évitons de penser à la mort. Mais il nous arrive tous, de temps en temps, de nous faire rattraper par cette question. Les événements de notre vie se chargent de nous la rappeler. La mort imprévue d'un être cher, un accident sérieux, une maladie grave ou une tragédie dans notre environnement viennent nous rappeler que nous pouvons mourir à tout moment, que notre vie pourrait être radicalement écourtée ou soudainement changée de façon drastique.  Lorsque ces accidents de parcours nous forcent à considérer notre mort comme une réalité importante, il se produit un phénomène remarquable: nous devenons plus intensément vivants et plus sensibles à ce qui est le plus important dans notre vie. Nos priorités changent alors pour donner plus d'importance à ce qui nous semble essentiel. Nous jetons un regard plus critique sur les "urgences" auxquelles nous consacrons notre temps. Et nous décidons de nous occuper davantage de ce qui nous importe le plus: notre famille, les satisfactions importantes pour notre bonheur, nos valeurs prédominantes, le plaisir que nous prenons à vivre, etc. Puis le tourbillon de la vie reprend éventuellement le dessus et nous invite à oublier ces épreuves. Nous recommençons alors à redonner la première place à des urgences superficielles.

Il s'agit d'un étrange paradoxe. Lorsque nous parvenons à oublier que notre vie est limitée dans le temps, nous devenons moins vivants, alors que nous le devenons davantage lorsque nous sommes conscients de la mort qui nous attend...

dimanche, 11 mars 2007

Poissons ascendant Gémeaux

Chez moi, tout est double ! Deux poissons qui suivent des flots inverses et des frères jumeaux. Le compte est bon : cela fait quatre ! Quatre instances psychiques, quatre désirs à se partager ma personnalité. Si l'on connaît la nature polymorphe de mon Signe Solaire comme de mon Signe Ascendant, il y a vraiment de quoi se prendre les pieds dans les nageoires !

Mélancolique ou primesautier, je n'offre jamais le même visage au monde. C'est selon l'heure et le lieu. Cela dépend surtout de l'impression que je souhaite donner. Mon existence : un jeu de miroirs déformants dans lesquels  je me refléte, fasciné par mes propres métamorphoses. Ma vocation : celle du saltimbanque qui brasse les cartes, parfois biseautées, et qui sort des lapins de son chapeau. Mes inclinations professionnelles : peu me chaut ! Du moment que l'on ne m'impose ni horaire ni règlement.
Comme tous ceux dont le Signe Solaire et le Signe Ascendant se trouvent en position de carré, je lutte souvent contre moi-même...

Sur la route de ma vie, je rôde ou je me promène dans une errance calculée... Les autres Poissons, compatissants, regrettent que je dilapide tant d'intelligence à faire de telles bêtises. Ils mesurent l'étendue de mon imagination et regrettent qu'elle me serve surtout à tirer des plans sur la comète. Mettant l'accent sur mes qualités d'esprit et de cœur, ils me suggèrent de les employer à des fins constructives.

*
Enfin solidaire de ma propre destinée, je donnerai une âme à mes mots et dépouillerai mes discours de leur glacis trompeur. Quelques efforts de rigueur encore, et je deviendrai un enseignant rêveur et adoré, un musicien virtuose, un romancier prolixe ou un peintre sublime.

Ma quête amoureuse : Je m'allierai avec un être aussi fantasque que moi, dans un numéro de duettistes toujours renouvelé...

samedi, 10 mars 2007

Gorgée mêlée

Il y avait déjà bien des années que Combray n’existait plus pour moi, quand un jour d’hiver, comme je rentrais à la maison, ma mère, voyant que j’avais froid, me proposa de me faire prendre, contre mon habitude, un peu de thé. Je refusai d’abord et, je ne sais pourquoi, me ravisai. Elle envoya chercher un de ces gâteaux courts et dodus appelés Petites Madeleines qui semblent avoir été moulés dans la valve rainurée d’une coquille de Saint-Jacques.

Et bientôt, machinalement, accablé par la morne journée et la perspective d’un triste lendemain, je portai à mes lèvres une cuillerée du thé où j’avais laissé s’amollir un morceau de madeleine. Mais à l’instant où la gorgée mêlée des miettes du gâteau toucha mon palais, je tressaillis, attentif à ce qui se passait d’extraordinaire en moi. Un plaisir délicieux m’avait envahi, isolé, sans la notion de cause. Il m’avait aussitôt rendu les vicissitudes de la vie indifférentes, ses désastres inoffensifs, sa brièveté illusoire, de la même façon qu’opère l’amour, en me remplissant d’une essence précieuse : ou plutôt cette essence n’était pas en moi, elle était moi. J’avais cessé de me sentir médiocre, contingent, mortel. D’où avait pu me venir cette puissante joie ? Je sentais qu’elle était liée au goût du thé et du gâteau, mais qu’elle le dépassait infiniment, ne devait pas être de même nature. D’où venait-elle ? Que signifiait-elle ? Où l’appréhender ? Je bois une seconde gorgée où je ne trouve rien de plus que dans la première, une troisième qui m’apporte un peu moins que la seconde. Il est temps que je m’arrête, la vertu du breuvage semble diminuer. Il est clair que la vérité que je cherche n’est pas en lui, mais en moi. II l’y a éveillée mais ne la connaît pas, et ne peut que répéter indéfiniment, avec de moins en moins de force, ce même témoignage que je ne sais pas interpréter et que je veux au moins pouvoir lui redemander et retrouver intact, à ma disposition, tout à l’heure, pour un éclaircissement décisif. Je pose la tasse et me tourne vers mon esprit. C’est à lui de trouver la vérité. Mais comment ? Grave incertitude, toutes les fois que l’esprit se sent dépassé par lui-même ; quand lui, le chercheur, est tout ensemble le pays obscur où il doit chercher et où tout son bagage ne lui sera de rien. Chercher ? pas seulement : créer. Il est en face de quelque chose qui n’est pas encore et que seul il peut réaliser, puis faire entrer dans sa lumière...

samedi, 03 mars 2007

Grand calme

 -  D’où vous vient votre grand calme ?

 -  Cela doit venir de très loin. De l’enfance. Les livres viennent de là, à mon avis. Le bavardage des livres vient d’un état muet de l’enfance. Bien avant de savoir lire et écrire, il y a des choses qui se passent. Ou qui ne se passent pas. J’ai la chance d’être issu d’une famille calme, tranquille. Je me suis toujours senti aimé. Et puis, chez nous, il n’y a pas d’événements.

dimanche, 25 février 2007

Le concasseur de cacao

medium_Srako.jpgSarko, le concasseur de cacao, courtisait Kiki la cocotte. Kiki la cocotte convoitait un caraco kaki à col de caracul. Mais Sarko, le concasseur de cacao, ne pouvait offrir à Kiki la cocotte qu'un caraco kaki sans col de caracul. Le jour où Sarko, le concasseur de cacao, vit que Kiki la cocotte arborait un caraco kaki à col de caracul, il comprit qu'il était cocu.

*

(Librement inspiré par le texte du regretté Bernard Haller)

samedi, 24 février 2007

Il était une fois...

Rien ne va plus, tout fout le camp, les nantis se pavanent, les puissants écrasent les pauvres, la nature s’écroule, la vertu déserte la scène, nous devenons tous des voleurs, “moi je” s’affiche en devise générale, bientôt la maffia aura transformé la planète en Las Vegas cosmique et les fanatiques ont tout l’avenir pour eux... Que faire ? Que faire ? Mais bon Dieu que faire ?

... Il était une fois, une planète bien-portante qui rencontre une planète très malade : “

 - Qu’est-ce qui t’arrive, ma pauvre ? demande-t-elle.

 - Bah, lui dit l’autre, ne m’en parle pas, j’ai attrapé l’humanité.

 - Rassure-toi, répond la première, j’ai eu cette infection moi aussi. Eh ben figure-toi, ma chère, que cette maladie part toute seule : elle se mange elle-même !”

*

Imaginons que vous décidiez de prendre un peu de recul, pour considérer le plus calmement possible la myriade de problèmes qui assaillent notre pauvre humanité - l’injustice, la pollution, l’intolérance, la concupiscence, l’ignorance ou encore l’incommunicabilité générale entre conjoints, entre générations, entre gouvernants et gouvernés, entre patrons et employés, ou simplement entre collaborateurs et amis - et que vous tentiez d’imaginer un début de solution à l’une ou l’autre de ces calamités, il est une réponse lapidaire qui risque fort de vous refroidir net : “Tu rêves ! Ne sais-tu pas que la réalité est une jungle et que la loi de la jungle est impitoyable ?” Essayez de vous défendre, parlez par exemple de soif de fraternité ou simplement de besoin de solidarité, et une seconde salve brisera votre élan : “TOUTES les utopies de partage ont systématiquement abouti au totalitarisme. Si le libéralisme occidental reste seul en piste finalement, c’est qu’il s’appuie sur une réalité intangible : les communautés humaines ne peuvent fonctionner que sur l’acceptation de l’égoïsme individuel comme seul véritable fondement de l’existence. Tout le reste n’est que du baratin. Il faut s’incliner.” On sait que, depuis le XVIIIème siècle, bien des amendements - sociaux, syndicaux, environnementaliste - sont venus modérer cette loi d’airain de l’égo roi, mais sur le fond, nous en sommes bel et bien toujours là. Et l’Organisation Mondiale du Commerce peut, sans sourciller, vous dire, comme Winston Churchill parlant de la démocratie parlementaire :

“La somme des égoïsmes est le pire des systèmes - à l’exception de tous les autres.”

vendredi, 23 février 2007

Bleudore

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Il y a quelques années, j'ai fais ce tableau. Dorénavant, je partage avec vous son regard sur le monde...

Peinture, Thierry (huile sur toile - 80x60)

samedi, 17 février 2007

Denise a des prothèses ?

La poitrine, un des signes les plus importants de la féminité, est souvent mise à mal au cours des années (grossesse, allaitement, variations de poids). Le sein étant constitué de tissu glandulaire et de graisse, aucune gymnastique, crème, douche d'eau froide ou autre moyen n'auront donc d'impact sur sa forme, son volume, ou sa tenue dans le temps !

Seuls les implants mammaires peuvent répondre à un problème de poitrine trop petite ou en légère descente. Une chute plus importante ne sera compensée que par une opération de remontée de la poitrine (éventuellement combinée à une prothèse, si nécessaire). Dans la grande majorité des cas, elles sont remplies d'un gel de silicone, qui donne la consistance la plus naturelle. Il est également possible d'utiliser des prothèses contenant du sérum physiologique, de consistance un peu plus molle, et ayant tendance à perdre de son contenu au fil des années, mais restant pour celles qui le désirent une alternative possible. Des prothèses à l'huile de soja ont également été essayées il y a quelques années.

Que penser de la silicone ? Depuis 1962, des millions de femmes ont bénéficié de prothèses de silicone, et cela sans problème apparent. En 1991, un jury américain statua qu'une patiente avait contracté un trouble du tissu conjonctif a la suite de la pose de ses implants mammaires. Cela fit jurisprudence, et les médias aidant, les poursuites contre les fabricants de prothèses se mirent dès lors a pleuvoir et les gouvernements américain et canadien interdirent ces prothèses jusqu'à nouvel ordre, de manière à avoir le temps de faire les études statistiques nécessaires. La France suivit également. Devant l'évidente absence de preuve statistique, la Belgique ainsi que d'autres pays européens continuèrent à en implanter. Suite aux très larges études effectuées depuis lors ayant montré l'absence de complications tant au niveau des cancers que des maladies auto-immunitaires, la France a réintroduit les prothèses de silicone, tout comme l'Amérique.

dimanche, 11 février 2007

Les Racailles de Neuilly :

Bertrand BLIER in "Les Côtelettes", (Acte Sud-Papiers).

lundi, 22 janvier 2007

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mercredi, 17 janvier 2007

... Tu t'appelles vraiment Thierry Le BLOG ?!

dimanche, 14 janvier 2007

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Je l'ai raté lors de sa sortie en salle ! Morbleu ! Voilà décidément, un immense "petit film" ("petit" par rapport aux films américains en général, mais plus "grand" que 95% de la production française...) qui vous fera sourire, pleurer et réfléchir sur l'essentiel et les faux semblant...

Faite comme moi, regardez ce film en vous contentant de savoir qu'il est excellent. Contentez vous de savoir que le film débute lentement, pour évoluer crescendo vers une fin aussi jubilatoire qu'inattendu ! S'il y avait cinq films à voir en 2006, celui là en fait parti ! Le cinéma mondial produit beaucoup de merde (Da Vinci code, les Bronzés 3...) : cette oeuvre est l'une des fleurs qui a su pousser sur le fumier.