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En Islande, la nature bouillonne, ruisselle, crache...

En Islande, la création est toujours à l'uvre: la nature bouillonne, ruisselle, crache. Coup d'il sur la plus grande île volcanique du monde.

Quelle affaire complexe que de fixer la nature islandaise par les mots et par l'image! L'instabilité y règne en maîtresse, tant à la surface que dans les entrailles de la Terre. C'est en ces termes, en substance, que l'auteure islandaise Steinunn Sigurdardóttir décrit son pays dans la préface d'une collection de fascinantes prises de vue réalisées par le photographe Páll Stefánsson.

Force m'est de lui donner raison. Un dixième de la surface de l'Islande est couverte d'une gigantesque et grandiose calotte glaciaire. Mais ce n'est de loin pas tout! Le pays est ponctué d'imposants volcans, ciselé par de profonds fjords, des prairies verdoyantes, des déserts de sable noir, des sources chaudes, des geysers fulminants et des cascades, qui se fraient leur chemin dans un tonnerre de Dieu entre des formations rocheuses déchiquetées et des masses de lave durcie.

Mais cela non plus ne dit pas tout de la fascination que l'île exerce sur ses visiteurs. En réalité, celle-ci naît de la rencontre de toutes ces forces de la nature et de l'alternance de leurs activités, souvent impétueuses, effrayantes et indomptables, puis douces et placides.

Ce spectacle parfois irréel est dans certains cas encore amplifié par les jeux de couleurs: souvent, quand le regard vagabonde jusqu'à l'infini, les yeux sont arrêtés par des bandes de terre jaunâtres, brunâtres ou noires, puis butent contre des sommets enneigés ou non, passent au-dessus de collines verdoyantes, traversent des marais jaune clair ou des formations rocheuses jetant des reflets de toutes les nuances de rouge.

Le tout est surmonté d'un ciel infini, d'où le soleil répand ses rayons clairs, engloutis par de volumineux cumulus ou tamisés par un plafond moutonneux qui les traverse plus ou moins rapidement.

Islande, terre de contrastes, de caprices et de surprises! Cette réalité n'est pas seulement celle du paysage. Le dieu de la météo a bien compris sa mission: certains jours, il offre aux habitants et aux visiteurs de vivre deux, voire trois saisons. Quand bien même, comme le disent les Islandais eux-mêmes, il n'y a pas vraiment de temps sur l'île, juste des échantillons

Un peuple fier

Une île aussi particulière est évidemment habitée par un peuple au caractère bien trempé. De fait, les descendants des Vikings sont forts et fiers. Ils ont appris depuis longtemps à s'accommoder des caprices de la météo et des forces de la nature, et à les respecter. Le long hiver sombre et le bref été ont imprégné leurs habitudes de vie, et rien ou presque ne peut leur ôter leur flegme naturel.

Même dans les rues de Reykjavik, on ressent non pas de l'agitation, mais beaucoup de gentillesse et une joie de vivre contagieuse. Et comme pour trouver un équilibre, les Islandais aiment à dire l'inquiétante majesté de la nature de leur pays par les mots, l'art ou la musique.

Et, bien sûr, ils ne sont pas en reste à l'ère de la communication moderne: ici, tout un chacun possède au moins un téléphone portable et un ordinateur dont il fait grand usage. Il n'est donc pas étonnant que les pêcheurs exportent leurs produits par Internet; on ne trouve nulle trace des traditionnels marchés aux poissons.

Des sources inépuisables

Les Islandais ont une relation particulière avec ce que nous appelons le wellness. Rien d'étonnant, au demeurant, car les sources d'eau chaude ou médicinale sont quasiment inépuisables. Que ce soit au grand air ou à l'intérieur, piscines, bains thermaux ou hotpots sont très fréquentés. Ils sont devenus des lieux de rencontre de la société islandaise actuelle, où bien des problèmes se discutent et se règlent dans une eau agréablement chaude et une atmosphère conviviale.

Pour en revenir aux hotpots, ils sont aux Islandais ce que les saunas sont aux Finlandais. Signe tangible et thermique des bouillonnements du sous-sol, ce n'est pas demain que ces sources chaudes tariront.

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